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Développer son leadership en investissant dans le capital relationnel

Entrer en contact avec l’autre. S’intéresser à lui avant de le bombarder d’information. Poser des questions et écouter. Faire preuve d’humour. Voilà le genre de conseils que l’on peut s’attendre à recevoir de Joëlle Charpentier, CRHA, MBA, présidente de Charpentier DO. Elle viendra parler de la dimension relationnelle de la communication le 23 octobre prochain dans le cadre du Congrès RH 2018. Entrevue.

Investir dans le « capital relationnel » vise à aider les gestionnaires à mobiliser leurs équipes et à gérer la performance des employés tout en gardant le dialogue ouvert. Car si les gestes évoqués ci-haut vont de soi pour certains, il s’agit souvent d’un gros changement pour les gestionnaires « stressés et sous pression », qui doivent « descendre » l’information dans leurs équipes de travail.

« Dans les milieux de travail où la pression est forte, les gestionnaires ont tendance à laisser peu de place aux interactions, dit Joëlle Charpentier. Pourtant, c’est la base même de l’engagement et de la créativité. »

La conseillère cite en exemple une directrice de bibliothèque qui avait un problème de désengagement dans ses réunions. « Elle arrivait avec un ordre du jour très chargé, qu’elle lisait du début à la fin de la rencontre, le nez sur sa feuille... Je lui ai proposé d’alléger son ordre du jour afin de se centrer sur un objectif : créer le contact avec son équipe en les faisant participer. Les employés sont devenus stimulés, ils ont commencé à proposer des solutions aux problèmes et ils ont même partagé des opinions et des états d’âme, ce qu’ils n’avaient jamais fait jusqu’ici. »

Le « relationnel », une question d’attitude avant tout

Joëlle Charpentier insiste : développer son capital relationnel est davantage une question d’attitude que de compétences. Et aux leaders qui se disent trop occupés pour opérer ce changement d’attitude, elle les invite à un examen de conscience. « Accorder de l’importance à l’aspect relationnel des communications, ça ne prend pas plus de temps dans une journée, dit-elle, surtout lorsqu’on considère tout le temps que l’on perd à entretenir une mauvaise atmosphère de travail. »

La conseillère invite à un renversement des priorités : commencer par soigner l’aspect relationnel des communications, puis passer au volet informationnel. Une information que l’on prendra d’ailleurs le temps de mettre en forme, précise-t-elle. « Le cerveau n’est pas fait pour emmagasiner de gros volumes d’information. Il est conçu pour recevoir de l’information à répétition, de manière espacée dans le temps, puis d’être questionné sur l’information qu’il a reçue pour activer sa mémoire. »

Le capital relationnel, socle de l’entreprise « libérée »

Pour ceux qui doutent toujours de la pertinence de s’intéresser au capital relationnel, Joëlle Charpentier rappelle que cet aspect des communications constitue un outil incontournable pour appréhender les changements à venir au sein des organisations.

« On parle de plus en plus de l’entreprise libérée, où l’on cherche à responsabiliser les employés. Il y a aussi une tendance palpable du côté de la gestion de la performance : on souhaite évaluer les employés en continu avec de la rétroaction plutôt qu’une seule fois par année. Or, il est essentiel d’avoir de bonnes assises relationnelles pour implémenter ces changements. »

Pour découvrir comment le capital relationnel peut vous aider à mieux outiller vos gestionnaires et vos équipes de travail, participez à la séance chrono de Joëlle Charpentier, le 23 octobre prochain

Les séances chrono sont un enchaînement de courtes présentations de praticiens et d’experts qui partageront une grande idée en mode condensé. Passez un bref instant, écoutez-les en prenant votre pause dîner ou laissez vous envoûter pendant un long moment par l’abondance des thèmes explorés.